L’opposition entre le naturel et l’artificiel est décrite comme une notion occidentale qui s’articule autour de deux axes : la description et la norme. La pensée occidentale tend à placer le naturel comme quelque chose qui se produit sans l’intervention de l’homme, tandis que l’artificiel est considéré comme le résultat de l’habileté humaine. Cette distinction s’accompagne également d’une hiérarchie normative, où la nature est souvent idéalisée comme bienveillante et généreuse, contrastant avec la perception d’un Homo faber cherchant à maîtriser son environnement.

Cependant, l’auteur suggère une perspective plus nuancée. Il remet en question cette opposition en fusionnant les notions de nature et d’artifice, soulignant l’ambivalence inhérente à la nature-humaine. Sans porter de jugement de valeur, l’exposition cherche à présenter ces concepts non pas en parallèle, mais fusionnés, permettant ainsi de percevoir des objets plastiques d’une manière différente.

Cette approche s’inscrit dans la lignée du travail de l’auteur, où la virtualité est souvent utilisée pour interroger notre réalité. En remettant en perspective les notions de nature et d’artifice, l’exposition offre une expérience qui encourage à repenser les catégories établies, invitant à explorer la complexité et la fluidité des relations entre l’homme, la nature et la création humaine.