Bananana, 2021

Peaux de bananes, polystyrène, clous.

Une banane est disposée en forme allongée, évoquant un serpent, à travers l’utilisation de tranches découpées d’autres bananes. Cet élément, récurrent dans l’histoire de l’art du 20e siècle et présent dans le travail de Bastien Cuénot, fait référence spécifiquement au travail de Jean-Paul Good. Cette banane agrandie devient ainsi un hommage ou une réinterprétation de l’œuvre de Good.

Comme de nombreuses créations réalisées à partir de matériaux périssables, l’éphémérité de cette œuvre soulève la question délicate de sa conservation lors de son exposition. La nature même des bananes, sujettes à la décomposition, confère à l’œuvre une temporalité intrinsèque, créant ainsi une tension entre la fugacité de la matière organique utilisée et le désir de préservation pour la durée de son exposition.

Cette réflexion sur la conservation renforce le caractère éphémère de l’art, soulignant la fragilité des matériaux organiques et la nécessité de repenser les approches traditionnelles de préservation dans le contexte artistique contemporain. L’œuvre devient ainsi une méditation sur le temps, la transformation et les défis inhérents à la présentation d’œuvres éphémères dans le cadre d’une exposition.