Ici, un iPhone est découpé et mis en forme de biface, rappelant l’un des premiers outils façonnés par l’Homme préhistorique. Le geste opère un télescopage vertigineux entre la pierre taillée — symbole de survie, de technique primitive et de première intelligence — et le smartphone, objet contemporain devenu indispensable, prothèse cognitive et sociale.
En transformant l’iPhone en outil archaïque, l’œuvre interroge la continuité des technologies : de la pierre au silicium, des éclats de roche aux écrans tactiles. Elle met en lumière une permanence anthropologique : celle de l’Homo faber, qui crée toujours des outils pour prolonger son corps et son esprit, mais qui reste aussi dépendant d’eux.
La série Biface a été exposée à l’occasion des expositions Dazzling Wings -Trapezraum, Zürich et Drag and drop –Groupe A coopérative culturelle, Lille.