Flux – 1, 2023
Amplis audio, tiges d’acier cuivré.
L’œuvre détourne la fonction première de l’appareil : au lieu de transmettre et d’amplifier du son, les amplis deviennent des modules sculpturaux reliés par des conduits métalliques. Ces fils rigides rappellent à la fois les veines d’un organisme, les racines d’un végétal ou les connexions d’un schéma électronique.
L’installation crée ainsi une image paradoxale : celle d’un système clos, où le flux (musical, énergétique ou vital) ne circule plus mais s’expose à vue. On n’est plus dans l’écoute ou la performance sonore, mais dans une mise en scène plastique des flux.
En ce sens, l’œuvre interroge les liens entre technologie et organicité : les amplis sont comme deux organes, et les fils deviennent des nerfs ou des artères. On assiste à une hybridation où la machine prend une forme biologique, figée dans une sorte de corps artificiel.