Enfouis dans la glace comme des fossiles contemporains, les écrans évoquent une archéologie du futur : que restera-t-il de notre civilisation numérique, sinon ces surfaces opaques ? L’installation détourne le vocabulaire du romantisme (Friedrich et sa Mer de glace) pour l’appliquer à un imaginaire post-internet : la disparition du flux d’images, l’arrêt brutal de la connexion, l’inertie des écrans muets. L’œuvre met en scène une vanité moderne, où la glace devient métaphore de l’oubli et de l’obsolescence.