Playstation, 2024
Sony Playstation, sheep organs .
Cette œuvre place une PlayStation 3, icône du divertissement numérique et de la culture mainstream, en tension directe avec un organe animal sanguinolent – un cœur et des poumons. Le contraste est brutal : d’un côté, la froideur noire et brillante d’un objet technologique, parfaitement lisse, presque fétichisé ; de l’autre, la chair organique, crue, humide, qui rappelle la fragilité de la vie.
L’installation propose une réflexion sur la fusion entre le virtuel et le biologique, sur l’absorption de nos corps par la machine et inversement. Elle évoque aussi l’idée de sacrifice : un organe offert à une console, comme si l’humain devait littéralement donner sa chair et son souffle vital pour nourrir la logique consumériste du jeu vidéo et de l’industrie du divertissement.