

SCD – La mare, 2020
Ecran LCD cassé, enterré.
L’écran enfoui existe dans un état ambivalent. Éteint, sa surface noire lisse et légèrement brillante évoque une petite mare : il devient alors un fragment de paysage, un miroir d’eau artificiel qui se fond dans le sol. Allumé — ou plutôt brisé — il révèle au contraire ses entrailles numériques : une explosion de lignes colorées, chaotiques, qui rappellent autant les filaments de racines que des veines minérales.
Cette oscillation entre mare et écran fissuré fait basculer le regard entre illusion naturelle et matérialité technologique. L’objet devient un artefact hybride, à la fois déchet enfoui et plan d’eau artificiel, fragment de nature et trace numérique.