Snake, 2023

Ecrans LCD, acier peint.

La représentation du « snake » n’est plus confinée à l’écran, mais prend place au-dessus de celui-ci, se transformant en une entité qui constitue désormais le contour de l’écran lui-même. La dimension croissante du « snake » suggère que cette partie du jeu atteindra bientôt sa conclusion. Ce jeu visuel offre un clin d’œil à la génération Y, évoquant un capitalisme souvent insatiable et parfois absurde. Dans cette perspective, l’œuvre peut être interprétée comme une vanité contemporaine.

La métaphore du « snake » qui déborde de l’écran traditionnel pour devenir son propre cadre invite à réfléchir sur les implications de la croissance continue, de la consommation effrénée et de la recherche perpétuelle de succès matériel. La référence à la génération Y souligne probablement une expérience spécifique de cette dynamique, caractérisée par une relation particulière avec la technologie et une immersion dans une culture de la consommation.

L’idée de vanité contemporaine suggère que cette œuvre peut être interprétée comme une réflexion sur l’éphémère de la réussite matérielle et sur la nécessité de transcender les contraintes du consumérisme incessant. En associant le jeu « snake », emblématique des débuts de l’informatique, à une critique implicite du capitalisme, l’œuvre encourage à une réflexion sur notre rapport à la croissance, à la réussite et à la nature parfois illusoire des objectifs poursuivis dans la société moderne